Éducation sans certificat - Les étudiants résistent
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Le Collectif Éducation Sans Certificat à le plai­sir de vous annon­cer que :
Nous deve­nons une association

VOUS POUVEZ DESORMAIS FAIRE PARTIE DE NOS ADHÉRANTS ET SOUTENIR NOS PROJETS !

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Apprentissage

Donner la pos­si­bi­li­té à chaque être humain sans dis­tinc­tion aucune, de dis­po­ser du droit à la connais­sance théo­rique, intel­lec­tuelle et pra­tique de la vie et à sa diffusion.

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Mobilisation col­lec­tive

Unir toutes les forces popu­laires et étu­diante suisses et inter­na­tio­nales pour lut­ter contre les mesures poli­ti­co-sani­taires inter-gouvernementale.

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ESC-ape

Réseaux et alter­na­tives pour la sor­tie du sys­tème de consom­ma­tion de masses. Ciblée sur l’auto res­pon­sa­bi­li­té et le par­tage de compétences.

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Vous vou­lez suivre nos actions et pou­voir dis­cu­ter de la situation ?
Rejoignez nos dif­fé­rents réseaux !
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Nous vous l’annoncions ce 24 jan­vier dans l’émission du lun­di de Radio Libre : le col­lec­tif ESC se forme en association !

Septembre 2021, annonce des uni­ver­si­tés : le pass sani­taire et sa contrainte ou la dénon­cia­tion. Des mil­liers d’entre nous com­prennent avec froi­deur, que notre vie venait de basculer.

Un canal Telegram est ouvert, le lien se par­tage, les gens le rejoignent et nous sommes des mil­liers : à nous échan­ger de l’information, à ten­ter de démê­ler la situa­tion, à faire part de notre conster­na­tion, à se sou­te­nir… Des idées d’actions appa­raissent, des modèles de lettres sont par­ta­gés et nos pre­mières actions sont nées.

Des pre­mières ren­contres s’organisent, des liens se tissent. Puis ce lien se per­pé­tue et un petit groupe met en place des réunions en visio pour se struc­tu­rer. Nous visons à ce moment à abo­lir, ce que nous pré­sen­tions toutes et tous, comme étant les bases d’une dis­cri­mi­na­tion et d’une inéga­li­té des chances.

Les groupes Telegram s’agencent par des ini­tia­teur-es qui créent des sous-groupes. Puis nous pas­sons ensemble du vir­tuel au réel : nous nous rejoi­gnons le 21 sep­tembre 2021 pour mani­fes­ter notre oppo­si­tion à ces mesures.

Des étudiant.es issu.es des groupes Telegram prennent la parole au côté de professeurs.es et d’éducateur.trices pour dénon­cer les lois anti­cons­ti­tu­tion­nelles et poli­ti­co-sani­taire du gouvernement.

Se mani­fes­ter sur le ter­rain est une part impor­tante de la lutte, nous avons alors por­té la voix étu­diante, votre voix, dans de nom­breuses villes de la suisse romande. 

Un comi­té se consti­tue peu à peu par ces réunions visios. Le mou­ve­ment étu­diant prend forme et se mue en col­lec­tif, qui est sou­te­nu par énor­mé­ment de généreux.ses contributeur.trices et orga­ni­sé autour d’un comi­té collaboratif. 

Par la suite les étudiant.es sont sou­te­nu-es par de nombreu.es avocat.es au sens éthique pro­fond, et orga­nisent des actions judi­ciaires. Le col­lec­tif coor­donne les actions pour per­mettre la mise en place de 4 recours can­to­naux visant à abo­lir ces entraves au droit à l’éducation. Ainsi que l’un en Allemagne, mise en place à l’initiative des étu­diant-es de l’école de musique de Nuremberg. 

Le col­lec­tif veille à la situa­tion par­ti­cu­lière dans chaque éta­blis­se­ment et met en place, lorsque cela est pos­sible, des solu­tions pour allé­ger le poids des mesures dis­cri­mi­na­toires que nous devons subir au quotidien.

Mais plus les mois passent et plus le moral de chacun.es empa­thie et s’affaiblit face à des mesures qui dur­cissent dangereusement. 

Quatre mois après notre pre­mière mani­fes­ta­tion nous devons consta­ter que : 

  • L’inégalité de cir­cu­la­tion au sein de nos éta­blis­se­ments de formations,
  • Le poids du cli­mat anxio­gène des outils de contrôles,
  • La contrainte des tests.


A pous­sé nombre d’entre nous à se dés­ins­crire tem­po­rai­re­ment, ou à mettre un terme défi­ni­tif à nos études. Certain.es cama­rades le vive comme une libé­ra­tion et y voient la pos­si­bi­li­té de mettre à pro­fit ce temps pour créer des solu­tions durables. Puis il y’a celles et ceux qui n’ont plus la force de conti­nuer à résister.

Et, le désor­mais his­to­rique 28 novembre le jour de l’annonce des résul­tats, après des mois de luttes : nous vous expri­mions notre vision de solu­tions pérennes et viables. 

La lutte unique sur le plan juri­dique et poli­tique de la dic­ta­ture sani­taire, ne sera pas une solu­tion qui puisse nous mettre défi­ni­ti­ve­ment à l’abris de la machine auto­ri­taire de l’État. 

Ce qui a été per­mis au cours de ces deux der­nières années révèle à quel point ce sys­tème finan­cier, poli­tique et moral est nui­sible et dan­ge­reux. Tout comme, les ins­ti­tu­tions et orga­nismes de défenses qui ont failli à leur devoir se révé­lant alors obsolètes.

C’est la rai­son pour laquelle ce col­lec­tif se mue en asso­cia­tion com­po­sée d’un comi­té, d’un staff et de collaborateur.trices externes. C’est une aven­ture for­ma­trice accé­lé­rée excep­tion­nelle qui com­mence pour tous ces acteur.trices ! 

L’association ESC (Éducation Sans Certificat), œuvre à don­ner les moyens, à tous les étudiant.es quel que soit leur sta­tut vac­ci­nal, mais plus lar­ge­ment, à chaque être humain :

  • De béné­fi­cier libre­ment d’un droit d’accès digne et éga­li­taire à l’éducation,
  • De se ren­con­trer pour pra­ti­quer des acti­vi­tés physiques,
  • Intellectuelles,
  • Ou manuelles.


Sans aucune entrave liée à une quel­conque distinction.

Mais aus­si :

  • À unir les forces popu­laires et étu­diantes suisses et internationales,
  • Tout en éla­bo­rant des alter­na­tives pour une indé­pen­dance du sys­tème de consom­ma­tion de masse.


Ciblé sur l’auto-responsabilisation et le par­tage de com­pé­tences en fonc­tion­ne­ment par intel­li­gence collective.

Pour beau­coup d’entre nous, d’aucun.e n’avait jamais mani­fes­té, ou par­ti­ci­pé à un mou­ve­ment asso­cia­tif ou poli­tique. Mais la contri­bu­tion col­lec­tive, la déter­mi­na­tion et la croyance en des valeurs humaines et socié­tales pro­fondes et éthiques aura ren­du tout cela possible.

Nous tra­vaillons depuis des semaines déjà à la mise en place de pro­jets ambi­tieux, qui garan­ti­raient à cha­cun-es ces prin­cipes que nous por­tons. Tout en péren­ni­sant une lutte sur le ter­rain et poli­ti­co-judi­ciaire qui reste non négli­geable mal­gré tout.

« En vérité le chemin importe peu, la volonté d’arriver suffit à tout », Camus